vendredi 17 février 2012
Retour sur les discussions en atelier
Cet exercice de création d’une nouvelle à partir de l’inspiration que peut apporter une chanson nous a permis de réaliser des textes tout à fait originaux. En se basant sur nos impressions de lecture, nous avons élaboré quelques commentaires chacun et lors de nos discussions en classe autour des textes des étudiants, ce fut généralement sur des aspects formels que les commentaires ont portés, bien que quelques problèmes par rapport au contenu aient été soulevés. En fait, le groupe a souligné à plusieurs reprises que les titres utilisés n’étaient pas toujours représentatifs des textes et de leur histoire. Aussi, le groupe s’est questionné quant à la pertinence des chutes finales, à leur originalité et à leur lien avec le récit. Nous avons donc proposé aux auteurs quelques pistes qui seraient susceptibles d’améliorer leur nouvelle lors de la réécriture. Nous avons également discuté du vocabulaire utilisé dans certains textes et de la présence d’expressions (ou simplement de passages) ambiguës qui alourdissent le texte inutilement. Bref, nous avons décortiqués les nouvelles afin d’en faire ressortir les éléments les moins efficaces pour en favoriser la réécriture.
dimanche 12 février 2012
Rencontre Marie-Hélène Poitras
Cette rencontre fut fort intéressante, puisque l’auteure, qui était très accessible et dynamique, nous a présenté à la fois son propre parcours en tant qu’écrivaine, ses techniques d’écriture (écriture de nouvelles notamment) et quelques aspects concernant le recueil de nouvelles que nous avons lu. En fait, Marie-Hélène Poitras nous a d’abord confié que c’est durant son enfance que sa passion pour l’écriture d’histoires a débuté. Elle écrivait pour répondre à son désir de mieux comprendre les autres et c’est principalement Carver qui fut son modèle et sa source d’inspiration pour l’écriture de nouvelles. Elle nous a ensuite renseignés quant au métier d’écrivain, qui selon elle, demande discipline et temps. Le geste d’écrire entraîne à la fois une certaine forme de doute, de fébrilité et d’excitation. Par ailleurs, Marie-Hélène Poitras nous a parlé de quelques techniques d’écriture qu’elle utilise telles que partir d’une image que l’on a en tête et se questionner sur cette image précise afin que le texte prenne forme tout autour. Aussi, comme nous l’avons-nous-mêmes fait dans le cadre du cours pour l’écriture d’une nouvelle, l’auteure a puisé dans la musique pour y trouver de l’inspiration et elle a par le fait même établie des dialogues avec la musique. Elle nous a également dit que dans La mort de Mignonne et autres histoires, l’animal est un symbole qui amène un questionnement. Elle a souligné que lorsqu’il est question de critique de ses créations, elle a peur d’être mal comprise ou mal située dans son contexte.
mardi 31 janvier 2012
Réflexion sur les rapports entre la nouvelle et la chanson
Le projet d’écrire une nouvelle à partir d’une chanson me semble tout à fait intéressant dans la mesure où plusieurs sources d’inspirations par rapport aux lieux, à la temporalité, aux personnages ainsi qu’aux actions principales peuvent provenir de la musique. En fait, lors de l’écoute d’une chanson ou d’une trame sonore, plusieurs images se forment en mon esprit et c’est à partir quelques-unes d’entre elles que je peux dresser des portraits des personnages, créer une histoire autour de mes visions ou simplement déterminer dans quel contexte elle se déroule. De plus, la mélodie d’une chanson me plonge dans une ambiance particulière qu’il m’est possible d’exploiter dans ma nouvelle. Les paroles d’une chanson sont également susceptibles de m’inspirer quant aux dialogues entre les personnages ou aux actions qu’ils poseront. En ce qui concerne ma propre démarche de création d’une nouvelle, j’ai envie d’essayer d’intégrer certaines paroles de la chanson qui me servira de point de départ au sein de ma nouvelle et de travailler le rythme de mes phrases afin qu’il concorde avec celui de la chanson.
mardi 24 janvier 2012
Réflexion autour de «L'humain isolé» d'Hamelin
Ce texte, écrit sous la forme d’un court récit, nous suggère quelques caractéristiques qui définissent la littérature tout en différenciant les grands genres littéraires (poème, nouvelle, roman). En fait, Hamelin compare la poésie à un sprint, la nouvelle à un quatre cents mètres haies et le roman à un marathon, ce que je trouve ingénieux dans la mesure où ces comparaisons réussissent à montrer que la création d’un poème diffère de celle d’une nouvelle ou d’un roman par sa longueur et par le temps que nécessite leur réalisation. De plus, en tentant de définir ce qu’est la littérature, Hamelin aborde le langage, donc la base de la littérature, sous un angle que je trouve intéressant, c’est-à-dire en le considérant comme une combinaison de mots qui forment un récit, une histoire ou une rime qui ne créée du sens que lorsque l’on écrit avec ce que nous sommes et notre propre histoire. En lien avec les propos d’Hamelin, je crois que c’est grâce à l’histoire que nous portons en chacun de nous que nous pouvons donner du sens à notre écriture et créer de nouveaux récits empreints de notre intériorité.
mercredi 18 janvier 2012
Atelier sur les listes
En suivant la démarche de création de Charles Dantzig, j'ai tenté à mon tour d'écire un liste qui, en quelque sorte, me représente. Ayant tendance à égarer plusieurs items au quotidien, j'ai donc choisi de réaliser une liste des choses perdues et oubliées.
LISTE DES CHOSES PERDUES ET OUBLIÉES
La clé d'entrée, celle qui finit toujours par réaparaître au fond du sac à dos.
Un cahier rouge, petit amas de phrases rayées.
Des écouteurs, broyés sous le lit par le chien.
Un filet de saumon laissé sur le comptoir d'un bistro anglais.
Une petite saccoche ronde, pourant si lourde, seul accessoir.
Un petit tricycle reposant sous la poussière du garage.
LISTE DES CHOSES PERDUES ET OUBLIÉES
La clé d'entrée, celle qui finit toujours par réaparaître au fond du sac à dos.
Un cahier rouge, petit amas de phrases rayées.
Des écouteurs, broyés sous le lit par le chien.
Un filet de saumon laissé sur le comptoir d'un bistro anglais.
Une petite saccoche ronde, pourant si lourde, seul accessoir.
Un petit tricycle reposant sous la poussière du garage.
Présentation de mon blogue
Au fil des semaines, dans le cadre du cours de processus de création en lettres II, j'aurai l'occasion de prendre la plume afin d'explorer de nouvelles techniques d'écriture et de peaufiner mon propre style. Pour ce faire, je me consacrerai à la création de différents textes et poèmes qui témoigneront de mon évolution littéraire tout au long de la session.
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